Restrictions d’eau : quels sont les départements concernés ?

Pour faire face à une insuffisance des ressources en eau, certains départements sont amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau. Au 18 juillet 2019, 67 départements sont en situation de restriction.

Le site internet Propluvia proposé par le ministère de la Transition écologique et solidaire recense sur une carte tous les arrêtés de restriction d’eau département par département.

Il existe 4 niveaux en matière de sécheresse :

  • niveau de vigilance : information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l’eau ;
  • niveau d’alerte : réduction de moins de la moitié des prélèvements à des fins agricoles ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine, interdiction d’activité nautique, interdiction à certaines heures d’arroser les jardins, de laver sa voiture… ;
  • niveau d’alerte renforcée : réduction d’au moins la moitié des prélèvements à des fins agricoles, limitation plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, le lavage de voitures, pouvant aller jusqu’à l’interdiction de certains prélèvements ;
  • niveau de crise : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles, seuls ceux en relation avec la santé, la sécurité civile, l’eau potable ou encore la salubrité étant autorisés.

Au 18 juillet 2019, 67 départements font l’objet d’une restriction (au-delà du niveau de vigilance).

Selon les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) relevées début juillet 2019, les niveaux de nappes phréatiques se situent globalement autour ou en-dessous des niveaux moyens des mois de juin, à l’exception de la Corse. Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante du fait de précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver. Alors que le mois de juin 2018 était caractérisé par une situation générale satisfaisante, les niveaux de juin 2019 sont globalement très inférieurs.

Plusieurs secteurs présentent des niveaux bas par rapport aux moyennes des mois de mai, on peut citer par exemple :

  • La nappes des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône moyen, en aval de Lyon, qui présentent des niveaux orientés à la baisse et dont la situation se dégrade avec des niveaux bas voire très bas.
  • Les nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne et des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont, dont les niveaux bas à très bas accusent une recharge très faible voire absente. Certains ouvrages atteignent les minima connus pour un mois de juin. A noter que les pluies du printemps ont eu un impact positif sur certaines nappes alluviales de Bourgogne.
  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace au sud de Colmar dont les niveaux sont modérément bas à très bas. La majeure partie du sud du département du Haut-Rhin, à l’est de Mulhouse jusque dans le fossé de Sierentz montre des niveaux très bas, voire extrêmement bas, avec des minima atteints pour un mois de juin.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Berry, qui observe des tendances en baisse et des niveaux bas à très bas. La nappe accuse une recharge tardive et peu marquée.

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