Sécheresse : situation au 1er septembre 2018

eauPour ceux que ça intéressent, voici un extrait de la situation en France au 1er Septembre (Source Météo France) LIEN. Après un début d’année 2018 bien arrosé, la France connaît depuis mi-juin un déficit pluviométrique marqué sur la plupart des régions. De plus, durant l’été, les températures sont restées très chaudes, souvent 2 à 4 degrés au-dessus des normales. Ainsi, le manque de pluie associé aux températures élevées a contribué à un assèchement rapide des sols superficiels, qui étaient encore saturés sur de nombreuses régions avant l’été.

La pluviométrie a été déficitaire sur la majeure partie du pays. Le déficit a souvent été compris entre 25 et 50 % du Sud-Ouest aux frontières du Nord et de l’Est et sur la pointe bretonne. Elle a été en revanche excédentaire de 10 à 25 %, voire localement 50 % de la Loire-Atlantique au Pas-de-Calais, en Haute-Marne et en Dordogne. Les cumuls de pluie ont même atteint souvent deux à trois fois la normale des Cévennes à la Méditerranée et au sud des Alpes ainsi que sur le sud de la Corse

De juin à août, l’indicateur sécheresse d’humidité des sols est proche de la valeur normale de cette période sur   une grande partie du pays. Les sols sont restés secs près des frontières du Nord ainsi que sur le nord des Alpes.

Ils se sont asséchés du Jura aux Vosges et dans l’Aisne. La sécheresse des sols est au 1er septembre localement significative dans l’Aisne, les Ardennes, du Haut-Rhin et de la Meurthe-et-Moselle au Jura ainsi que sur la Savoie.

En revanche, les sols restent souvent humides de la Normandie et de l’Île-de-France aux Pays de la Loire, voire localement très humides. Sur les régions méridionales, les sols superficiels sont encore humides, voire le plus souvent très humides. Ils sont même extrêmement humides au sud de la Garonne, et plus localement dans l’Aude, l’Hérault, le Gard, le Vaucluse et en Corse-du-Sud, situation assez rare qui ne se produit en moyenne que tous les 25 ans.

contrôleDans le Territoire de Belfort des contrôles surprises ont lieu, attention aux contrevenants.. VOIR

* On distingue plusieurs types de sécheresses 

  • La sécheresse météorologique correspond à un déficit prolongé de précipitations.
  • La sécheresse des sols, dite “agricole”, se caractérise par un déficit en eau des sols superficiels (entre 1 et 2 m de profondeur), suffisant pour altérer le bon développement de la végétation. Elle dépend des précipitations et de l’évapotranspiration des plantes. Cette notion tient compte de l’évaporation des sols et de la transpiration des plantes (l’eau puisée par les racines est évaporée au niveau des feuilles). La sécheresse agricole est donc sensible aux précipitations, à l’humidité et à la température de l’air, au vent mais aussi à la nature des plantes et des sols.
  • La sécheresse hydrologique se manifeste enfin lorsque les lacs, rivières ou nappes souterraines montrent des niveaux anormalement bas. Elle dépend des précipitations mais aussi de l’état du sol influant sur le ruissellement et l’infiltration. Le réseau hydrographique et les caractéristiques des nappes déterminent les temps de réponse aux déficits de précipitations observés sur différentes périodes.

Ces “différentes” sécheresses peuvent intervenir à différents moments, non forcément concomitants et ne sont pas forcément systématiques.

Quelques photos envoyées par Christophe Miclot sur les lieux environnants d’Allenjoie habituellement plus généreux….le bandeau supérieur du site est aussi révélateur du niveau de l’Allan, merci Christophe

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